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Idir, l'éternel ambassadeur de la chanson amazighe Hommage d'Ahmed Assid

L'héritage d'Idir : Ahmed Assid décrypte le parcours de l'icône amazighe

 

Hommage à Idir : L’icône de la chanson amazighe et universelle vue par Ahmed Assid

Dans le cadre d’un entretien marquant, l’écrivain et chercheur en culture amazighe Ahmed Assid rend un vibrant hommage à l’artiste algérien Idir (Chanteur Kabyle), présenté comme l’un des plus grands symboles de la chanson amazighe en Afrique du Nord et dans le monde.

L’échange revient en profondeur sur son œuvre, son parcours international et ses valeurs humanistes.

1. Une œuvre enracinée et ouverte sur le monde

Idir incarnait une double démarche artistique rare :

  • L’enracinement authentique : Une fidélité indéfectible aux traditions musicales kabyles et au patrimoine ancestral.
  • L’ouverture moderne : L’intégration de sonorités et d’instruments modernes, propulsant la musique amazighe vers de nouveaux horizons universels.

Au-delà de la musique, Idir était un ardent défenseur de la paix, de l’égalité des sexes, de la lutte contre le racisme et du soutien aux peuples opprimés. Sa disparition a laissé un vide immense, de la Libye aux îles Canaries, consacrant son entrée symbolique dans « la porte de l’éternité ».

2. De la révélation d’« A Vava Inouva » à Paris

L’histoire de sa carrière internationale s’accélère en 1973 sur les ondes de Radio Alger avec le tube planétaire « A Vava Inouva ». Un succès fulgurant qui l’amène à s’installer à Paris en 1975 suite à une invitation d’une grande maison de disques. Malgré son ancrage parisien et sa stature internationale, Idir est toujours resté profondément attaché à ses origines kabyles.

3. Les grandes collaborations et la passerelle des générations

Tout au long de sa carrière, Idir a multiplié les projets collectifs pour tisser des liens entre les cultures et les artistes :

  • Des duos et concerts mémorables avec Cheb Khaled.
  • Des scènes partagées avec de grandes figures de la chanson kabyle comme Aït Menguellet.
  • Un concert d’hommage historique à Lounès Matoub en 1998.

4. Un héritage et un message universel

En invitant régulièrement des artistes français et internationaux de tous horizons à ses côtés, Idir a rappelé que l’amazighité est une composante essentielle de la civilisation humaine. Son répertoire reste aujourd’hui une source d’inspiration incontournable pour les jeunes générations et les artistes émergents.

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